Son livre d'or a immortalisé le passage de saint exupéry, Ben Kinsley, d'Anouk Aimée, d'Orson Welles, de Lino Ventura, de Gérard Depardieu, de Timothy Dalton, de Géraldine Chaplin, jean claude Vandamme...
Quel destin que celui de Dimitri qui, pour émigrer aux États-Unis, quitte sa Grèce natale à l'âge de quatorze ans. Sur la route, le bateau fait escale à Casablanca et l'adolescent met pied à terre.
Après un court séjour à Oued Zem, il prend la direction de Ouarzazate, où il travaille dans une épicerie-bar tenue par un compatriote. Le samedi, la boutique se transforme en salle de bal, où se donnent rendez-vous les mineurs et les légionnaires. Après quelques années de labeur, le jeune commis acquiert un hôtel de l'autre côte de la route, puis rachète l'épicerie, qui est aussi pompe à essence, bureau de poste, cabine téléphonique, guichet de transport, salle de bal et enfin restaurant, le premier à ouvrir dans la région…
Dimitri décède dans les années 1990, et depuis cette époque c'est son fils Pierre qui a repris le flambeau en développant une carte de restauration internationale. Tous les acteurs et les réalisateurs de films - ou presque - en tournage à Ouarzazate ont été les hôtes du restaurant Dimitri.
Des artistes de passage y ont accroché leurs œuvres, comme ce prisonnier allemand de la Seconde Guerre, auteur d'une extraordinaire carte de situation militaire. Des photos dédicacées tapissent les murs de la salle en souvenir de ces illustres clients - dont Hillary Clinton - qui passèrent quelques heures chez dimitri à l'une des tables les plus célèbres du Sud marocain…